| "Le complexe hydrolectrique La Romaine : un projet sur mesure pour notre industrie" - Denis Turgeon, prsident du Conseil de l'ACRGTQ |
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Québec, le 10 décembre - L'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) présentera ce soir son mémoire, dans le cadre des audiences publiques sur le projet du complexe hydroélectrique La Romaine d'Hydro-Québec. La société d'État propose la construction d'un complexe de 1550 mégawatts sur la rivière Romaine, au nord de la municipalité de Havre-Saint-Pierre, sur la Cote-Nord. Au-delà de la nécessité d'assurer la marge de manœuvre et la sécurité énergétique à long terme des Québécois, l'ACRGTQ croit que le Québec fait face à un autre enjeu de taille : le maintien de son expertise et de son savoir-faire. En effet, «le Québec, en ne construisant aucun barrage dans les années 90, a non seulement appauvri la main-d'œuvre spécialisée dans le génie civil, mais il l'a aussi mis en danger» a mentionné le président du conseil d'administration de l'ACRGTQ. De plus, à l'instar des grandes entreprises québécoises telles Le Cirque du Soleil ou encore Bombardier, notre industrie est une richesse pour les Québécois, non seulement pour ses travailleurs, mais aussi en ce qui concerne l'expertise que la province acquiert en étant le numéro un mondial de la construction, de la production et de la distribution de l'hydroélectricité. M. Turgeon a poursuivi : «Nos membres sont les générateurs de cette richesse et en fait bénéficier l'ensemble de la population du Québec. Le projet La Romaine permettra d'améliorer, de consolider, de maintenir l'expertise et de favoriser l'innovation québécoise en matière de construction d'ouvrages de génie civil». En outre, Hydro-Québec estime à 6,5 milliards de dollars le coût global du projet. L'ACRGTQ considère qu'il s'agit là de retombées majeures dont le Québec et l'industrie de la construction ne peuvent se passer en période de ralentissement économique. Selon Hydro-Québec, le projet va générer des retombées de 3,5 milliards de dollars pour l'ensemble des entreprises du Québec dont 1,3 uniquement sur la Cote-Nord. En période de pointe, le projet devrait créer plus de 2000 emplois directs par année. La majorité des travailleurs proviendra de la Cote-Nord, d'où l'importance de ce projet pour une région qui en a grandement besoin. Pour l'ensemble du Québec, le projet va générer des emplois équivalant à 33 410 années-personnes durant la période de construction. De plus, selon Hydro-Québec, le taux de participation des travailleurs de la construction de la région serait voisin de 60 %. «Les retombées liées à ce projet seront très importantes pour les membres de notre industrie. Des entreprises du Québec en entier, qu'elles soient innues, nord-côtières ou autres, pourront bénéficier des effets de ce projet. Dans une situation économique précaire, le Québec a besoin de projets structurants de cette envergure», estime le président. Parce que le projet permettra aux travailleurs de notre industrie de demeurer des chefs de file dans leur secteur, l'ACRGTQ appuie sans réserve le projet du complexe La Romaine. M. Turgeon a conclu : «Nos membres sont fiers d'avoir contribué à bâtir le Québec d'aujourd'hui, d'avoir obtenu une reconnaissance internationale pour l'expertise qu'ils ont acquise et espèrent pouvoir continuer à participer à la construction de projets qui constituent, à notre avis, la meilleure solution sur le plan environnemental, social et économique». Partenaire des donneurs d'ouvrage dans la modernisation du Québec depuis 1944, l'ACRGTQ représente la majorité des principaux entrepreneurs et fournisseurs œuvrant dans la construction de routes, d'ouvrages de génie civil et de grands travaux. Elle est la seule représentante attitrée du secteur génie civil et voirie de l'industrie de la construction. L'ACRGTQ est aussi, selon la loi R-20, l'association sectorielle d'employeurs mandataire de la négociation, de l'application et du suivi de la convention collective du secteur génie civil et voirie. À ce titre, elle représente les intérêts de plus de 2 100 employeurs de l'industrie de la construction qui compte plus de 29 000 salariés.
Christian Croteau, Conseiller en affaires publiques, |








