19.03.20

COVID-19 - Chantiers de construction : les mesures de contrôle doivent être mises en place sans délai

Québec, le 19 mars 2020 - Les associations patronales de l’industrie de la construction ont pris acte de la demande de la FTQ-construction et du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) (CPQMCI) quant à la fermeture des chantiers de construction.

Depuis quelques jours maintenant, les parties patronales et syndicales, à l’invitation du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, travaillent sans relâche à trouver des solutions concrètes pour assurer la conformité des chantiers aux directives émises par la Direction de la santé publique du Québec. Cet effort collectif se réalise dans un esprit de collaboration et dans un objectif commun d’assurer la sécurité de toute personne présente sur un chantier. Un comité de travail a été mis sur pied, lequel regroupe à la fois les experts en santé et sécurité du travail délégués par les associations patronales et syndicales, dont la FTQ-construction et le CPQMCI, mais aussi des représentants de la CNESST et de la Direction de la santé publique. Les travaux de ce comité se déroulent deux fois par semaine, par conférence téléphonique ou visioconférence.

Les associations patronales sont proactives depuis le début de la crise. De plus, elles ont conjointement émis mardi un communiqué à l’ensemble des quelques 25 000 employeurs du Québec. Ce communiqué reprend les mesures les plus importantes destinées à ralentir la propagation du virus. Soyons clairs : ces mesures doivent être appliquées sans délai sur l’ensemble des chantiers.

Dans ce contexte, il nous apparaît que la demande de fermeture des chantiers formulée par les syndicats majoritaires constitue une mesure extrême, qui aurait pour effet de priver de travail les milliers de citoyens responsables, travailleurs et employeurs de l’industrie, qui s’appliquent, depuis le début de la crise, à rendre les chantiers conformes aux mesures recommandées par les autorités publiques.

Quant à nos partenaires syndicaux, nous leur réitérons que les associations patronales sont à pied d’œuvre pour travailler avec eux et trouver des solutions pratiques aux défis qui se posent à notre industrie.